V.a.k.o.g expliqué simplement pour les débutants en PNL

Un chiffre brut : plus de 65 % des gens retiennent mieux ce qu’ils voient que ce qu’ils entendent ou touchent. Derrière cette statistique, une réalité que beaucoup sous-estiment : notre manière d’apprendre et de communiquer n’a rien d’universel. Elle dépend largement de la façon dont nos sens organisent l’information. Certaines personnes ne jurent que par la couleur d’un schéma, d’autres mémorisent une voix, une intonation, un rythme. Les professionnels de la communication l’ont bien compris et adaptent leurs outils et discours pour toucher plus juste, là où ça fait sens.

Le modèle VAKOG s’est imposé dans les métiers de l’accompagnement et de la formation. Pourquoi ? Parce qu’il aide à décoder, en quelques échanges, le mode sensoriel dominant de chacun. Cette capacité à reconnaître le filtre à travers lequel l’autre perçoit le monde change tout : on ajuste son langage, on choisit le support adéquat, on touche plus profondément, plus durablement.

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VAKOG : comprendre les cinq portes d’entrée de notre expérience selon la PNL

La PNL (programmation neuro-linguistique), née dans les années 1970 sous l’impulsion de John Grinder et Richard Bandler, repose sur une idée simple mais puissante : chacun filtre la réalité à travers un ou plusieurs canaux sensoriels dominants. Le sigle VAKOG réunit ces cinq voies d’accès à notre expérience : Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif et Gustatif. Ce modèle structure notre manière de percevoir, d’apprendre, de mémoriser. En PNL, il offre une grille de lecture précieuse pour décrypter la façon dont nous construisons notre réalité, et donc nos interactions.

Voici comment se déclinent ces cinq systèmes dans la vie de tous les jours :

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  • Visuel : la vision prime. On enregistre les couleurs, les formes, les détails d’un dessin ou d’une image ; la mémoire fonctionne par photographies mentales.
  • Auditif : l’écoute guide l’apprentissage. La voix, la musique, la mélodie d’une phrase ou le bruit d’un environnement deviennent des repères.
  • Kinesthésique : l’expérience passe par le ressenti, le mouvement, la posture, la manipulation ou les émotions physiques.
  • Olfactif et gustatif : pour certains, l’odeur d’un lieu ou la saveur d’un plat sont des déclencheurs puissants de souvenirs ou de compréhension, même si ces modes sont moins souvent prédominants.

Chacun a tendance à privilégier un ou deux de ces systèmes de représentation. Cette préférence influence la façon d’assimiler une information, de la restituer, de nouer une relation. Le langage trahit souvent ce canal dominant : « Je vois ce que tu veux dire » indique un mode visuel, « Ça me parle » traduit l’auditif, « Je le sens bien » révèle le kinesthésique. Ces indices, parfois subtils, sont des clés pour mieux se comprendre.

Dans l’esprit de la PNL, on retrouve la célèbre formule d’Alfred Korzybski : « la carte n’est pas le territoire ». Autrement dit, la perception que nous avons du réel n’est jamais complète ni parfaitement fidèle : c’est une version, un prisme, une carte partielle. Explorer le modèle VAKOG, c’est accepter cette diversité, reconnaître la richesse des expériences et ajuster sa communication pour respecter l’univers sensoriel de chaque personne.

Jeune femme avec tablette affichant VAKOG dans un salon cosy

Comment utiliser le modèle VAKOG pour mieux communiquer et apprendre au quotidien ?

Le modèle VAKOG se révèle un allié précieux pour simplifier les échanges et renforcer la transmission des savoirs. La clé ? Être attentif aux indices révélateurs du canal sensoriel préféré de son interlocuteur. Les mots choisis, les gestes, la direction du regard sont des signaux : lever les yeux vers le haut trahit souvent un mode visuel, tourner légèrement la tête ou tendre l’oreille marque l’auditif, toucher ou bouger signale le kinesthésique.

Selon les profils, voici comment ajuster méthodes et supports :

  • Pour les personnes à dominante visuelle, proposez des schémas, des graphiques, ou recourez à la facilitation graphique pour clarifier les idées.
  • Pour les auditifs, privilégiez les podcasts, les chansons ou les outils comme Studytracks qui mettent le son au centre de l’apprentissage.
  • Pour les profils kinesthésiques, misez sur la manipulation, les jeux de rôle, l’apprentissage par le mouvement ou les ateliers pratiques.
  • Utilisez aussi la notion d’ancrage : associer un geste précis à une émotion positive permet de retrouver plus facilement cet état d’esprit. Cette technique, chère à la PNL, se décline par exemple dans les routines RESET de Neuro Gym Tonik.

Le feedback occupe une place centrale dans cette démarche. Donner un retour adapté, c’est non seulement clarifier le message, mais aussi renforcer l’apprentissage et prévenir les quiproquos. La mémoire visuelle s’enrichit par l’image, l’auditive par le son, la kinesthésique par l’expérimentation concrète. Pour enseigner, transmettre, accompagner, variez les supports : alternez les images, les sons, les gestes. La PNL nous rappelle que la diversité des canaux sensoriels n’est pas une contrainte, mais une formidable ressource pour mieux comprendre et mieux se relier.

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